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Procrastination chronique : et si c'était de l'auto-sabotage ?
Photo : Pexels
10 septembre 2026·3 min de lecture

Procrastination chronique : et si c'était de l'auto-sabotage ?

Catherine Oberlé

Catherine Oberlé

Psychopraticienne · Strasbourg

Procrastiner, ce n'est pas être paresseux·se

Vous repoussez cette tâche depuis des jours. Vous savez qu'elle est importante, vous savez que vous devriez vous y mettre — et pourtant, vous ne le faites pas. Alors vient le jugement, souvent sévère : « Je suis paresseux·se. Je manque de volonté. »

Ce que j'observe fréquemment dans mon cabinet à Strasbourg, c'est que cette lecture est presque toujours trop simple. La procrastination chronique est rarement une question de motivation — c'est bien souvent une réponse émotionnelle à quelque chose de plus profond.

Ce que la procrastination peut signaler

  • La peur de l'échec : si je ne commence pas, je ne peux pas échouer. L'évitement devient une protection.
  • La peur du regard des autres : et si ce que je produis ne suffit pas ? Et si on me juge ?
  • Un perfectionnisme paralysant : la tâche doit être parfaite, donc elle ne peut pas commencer.
  • Un sentiment d'imposture : au fond, je ne me sens pas légitime pour faire cette chose.

Ces mécanismes sont souvent inconscients. Ce n'est pas un choix délibéré de se saboter — c'est une stratégie que le psychisme a mise en place, à un moment donné, pour se protéger d'une douleur.

« Ce n'est pas la tâche que vous évitez. C'est ce qu'elle représente pour vous. »

Cette distinction change tout. Elle déplace le regard de la culpabilité vers la curiosité — et c'est là que commence le vrai travail.

L'auto-sabotage : quand on se met soi-même en travers de son chemin

L'auto-sabotage désigne ces comportements qui semblent nous éloigner de ce que nous voulons vraiment. Procrastiner en fait partie — mais aussi se dévaloriser avant même d'essayer, saboter une relation qui se passe bien, ou abandonner juste avant la ligne d'arrivée.

Ce qui est frappant, c'est que ces comportements ont souvent une logique interne. Ils répondent à des croyances profondément ancrées : « Je ne mérite pas de réussir », « Si je réussis, on va attendre encore plus de moi », « Mieux vaut ne pas essayer que de décevoir ».

Comment reconnaître un schéma d'auto-sabotage ?

  1. Vous repoussez systématiquement les projets qui comptent vraiment pour vous.
  2. Vous vous sentez soulagé·e quand une occasion vous échappe — puis coupable de ce soulagement.
  3. Vous êtes efficace pour les autres, mais bloqué·e dès qu'il s'agit de vous.
  4. Vous vous critiquez durement avant même d'avoir commencé.

Ces schémas peuvent se construire tôt dans la vie — dans des environnements où l'erreur était mal tolérée, où l'amour semblait conditionnel à la performance, ou simplement là où on n'a jamais appris à se faire confiance.

Un exercice pour observer votre blocage

La prochaine fois que vous procrastinez, essayez ceci :

  1. Posez-vous cette question à voix haute ou par écrit : « Qu'est-ce que je crains vraiment s'il s'agit de commencer cette tâche ? »
  2. Notez la première réponse qui monte — sans la juger. Même si elle vous semble irrationnelle.

Cet exercice ne résout pas le blocage, mais il peut vous aider à nommer ce qui se passe en vous plutôt que de vous condamner. Et nommer, c'est déjà reprendre un peu de pouvoir.

Quand consulter ?

Si vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire — si la procrastination revient en boucle, si elle touche des domaines importants de votre vie, si elle s'accompagne d'une voix intérieure dure et critique — il peut être utile d'en parler à un professionnel.

Ce n'est pas une question de volonté. Ce n'est pas une question de méthode de productivité ou d'application de gestion du temps. C'est une question de compréhension de soi.

En consultation, je vous propose un espace pour explorer ces mécanismes à votre rythme. Ensemble, nous pouvons regarder ce qui se joue derrière le blocage, identifier les croyances qui vous freinent, et travailler à les assouplir — sans jugement.

Vous n'avez pas à comprendre seul·e pourquoi vous faites ce que vous faites. C'est précisément pour ça que j'accompagne les personnes qui viennent me voir à Strasbourg.

Si vous souhaitez en savoir plus ou prendre rendez-vous, n'hésitez pas à me contacter.

Vous vous reconnaissez dans cet article ?

Si cet article fait écho à votre situation, je vous accompagne au cabinet à Strasbourg ou en ligne en visio. Chaque consultation est adaptée à vos besoins.

Catherine Oberlé

Catherine Oberlé

Psychopraticienne · Strasbourg

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Questions fréquentes

Pas nécessairement. Elle est souvent liée à des émotions comme la peur de l'échec ou le perfectionnisme. Consulter un professionnel peut aider à en comprendre les causes profondes.
Certains signes peuvent alerter : éviter ce qui compte vraiment, se sentir soulagé quand une opportunité échappe, ou être très dur·e envers soi-même. Un accompagnement professionnel peut apporter un éclairage utile.
Beaucoup de personnes constatent une évolution positive en travaillant sur les mécanismes émotionnels sous-jacents avec un professionnel. Chaque parcours est différent et se fait à son propre rythme.

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Cet article est à visée informative et ne constitue pas un avis médical.

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